Je suis allé voir Jacquou le Croquant au cinéma. Beau film un peu longuet, où un jeune paysan fils d'un colonel d'empire parvient à renverser l'aristocratie locale tout en préservant son âme. Mais j'ai été surpris par la retenue de Laurent Boutonnat, réalisateur du film, qui a certainement respecté l'histoire originale mais qui livre un héros un peu trop lisse à mon goût. Il n'embroche aucun aristo, ni au sens propre, ni au sens figuré. Paradoxallement, Boutonnat avait livré une toute autre vision du XIXe siècle dans les clips (tristana, pourvu qu'elles soient douces) de sa femme Mylène Farmer.